Un lieu commun est de dire que l'anglais s'est imposé comme langue universelle parce qu'elle la langue du commerce. Historiquement, l'observation est généralement valable, or je réalise seulement maintenant que l'explication est devenue nettement insuffisante pour expliquer sa suprématie actuelle.
Si la place de l'anglais comme langue universelle est aujourd'hui indélogeable, c'est bien, plus précisément, parce qu'elle a su s'imposer comme la langue des échanges. Cela va effectivement bien au-delà du commerce et des affaires, englobant, par extension, les mondes de l'information et des communications, terreaux éminemment fertiles pour l'adoption de normes universelles.
Le développement de l'informatique, et de l'Internet en particulier, a fait naître une myriade de termes, mais surtout d'acronymes, servant à désigner des concepts nouveaux, à une vitesse telle que les cultures ont à peine le temps de les assimiler et de se les approprier (par exemple, il aura fallu plus de vingt ans au Québec pour adopter le terme « courriel », alors que les Français utilisent toujours de la forme anglaise, en francisant parfois l'orthographe: « mél » ). Or, l'anglais s'est rapidement imposé comme langue d'origine pour la description de ces nouveaux concepts et les acronymes qui en résultent, s'imposant comme les référents universels des concepts eux-mêmes.
Par exemple, si vous regardez maintenant la barre d'adresse de votre navigateur [concepts relativement bien assimilés en français] vous verrez que l'URL (Uniform Resource Locator) qui y paraît commence par les lettres HTTP (Hyper Text Transfer Protocol), le nom d'un protocole d'échange sur lequel repose le « web ». Bien qu'il ne serait pas techniquement impossible de localiser [un néologisme issu de l'anglais] tous ces termes et leurs acronymes, le faire en plusieurs langues serait source de confusion et deviendrait rapidement un véritable casse-tête, alors qu'il est si commode pour tout le monde d'utiliser l'acronyme d'origine.
Inscrites directement dans les différents idiomes programmatiques et les nouveaux espaces de noms, ces terminologies anglophones ont fixé définitivement l'anglais comme l'ultime langue nécessaire à la compréhension, l'étude et le développement des applications informatiques. Même au-delà, on pourrait dire que la langue de Shakespeare est désormais l'idiome génétique de l'information.
vendredi, avril 11, 2014
jeudi, février 27, 2014
Why CrashPlan Kicks Ass
![]() |
| CrashPlan is righteously presenting itself as "The most comprehensive backup solution". |
One thing that is pretty cool with CrashPlan is that you can backup your files accross your different local or remote computers, and you are even allowed to share backup storage space with friends. It actually allows you to do that with the free version.
To save some bandwidth, you can backup large data sets on a local drive, copy it on a portable drive and import it on any other computer with CrashPlan running (yours or your friends'), and CrashPlan will automatically identify the backup and start syncing it right away across the network.
It's also easier when you need to restore a lot of data: just copy and import the backup set back to the original computer, and you won't need to rely on the network or CrashPlan to send you a hard drive to restore your data [yes, they can].
As the data is compressed and encrypted, the owner remains the only person to have access to the actual backed-up data, so privacy-wise it is bullet-proof, too. Just keep your password strong, and to yourself.
Using a combination of paid licensing (where you need to split a lot of data in multiple "backup sets") and free licensing for computers with simpler needs, you can manage your own off-site backup cloud for the entire office, as well as all your family members and your friends, while keeping the overall backup budget to the lowest and maximizing your storage and bandwidth cost.
CrashPlan is very good software, however there are a few issues that can show up once in a while. In particular, one should be aware that when backuping data located on a removable drive, make sure the drive remains connected to the computer. If it remains disconnected for a few days and CrashPlan keeps running, it might silently sweep off the backed-up data from the backup destinations (local, off-site and CrashPlan cloud as well). It happened to me once after a source hard drive had a fault, and it remained offline for a certain time while I was running an interminable chkdsk on it, using another computer. Since some files where corrupted after the fault and CrashPlan swept away the backups -- exactly at the moment I would have needed them -- CrashPlan ended up being useless. But if I knew this beforehand, I would immediately have made a copy of the backup set and saved the day. So you better know this.
It can also become a headache when, for some obscure reason, one computer is suddenly unable to reach any backup destination, even though they are online. CrashPlan do it's best to establish the connections without needing to reconfigure your firewalls and routers, but you can encounter situations that require you to read through the manuals and forums to fix them.
But overall, I agree that CrashPlan is, as far as I know, the most innovative, complete, painless and affordable backup solution on the market nowadays.
You can download CrashPlan for free here.
vendredi, février 14, 2014
Déménager une immense base de données avec phpMyAdmin
Le transfert du contenu d'une base de données d'un serveur à l'autre (ou même d'une base à l'autre) avec phpMyAdmin est une opération assez simple : il suffit généralement d'exporter le contenu de la base source sous forme d'une requête SQL pour ensuite l'importer dans la nouvelle base.
Mais les choses peuvent se corser lorsque le fichier de requête SQL produit pèse plusieurs centaines de mégaoctets. Effectivement, le serveur de destination risque de ne pas arriver à traiter d'un coup une requête de cette taille. D'autant plus qu'en tentant de télécharger en amont un tel fichier, même compressé, vous risquez d'atteindre le délai limite d'exécution du serveur avant d'avoir réussi à le télécharger.
C'est ce qui m'est arrivé récemment en essayant de déménager une base de données Piwik sur un nouveau serveur, le fichier SQL produit pesant quelques 537 Mo !
J'ai donc développé la solution suivante pour fragmenter un immense fichier SQL en plusieurs petites requêtes qui pourront être importées une à une. J'ai ensuite modifié le script pour qu'il produise des fichiers gzippés, question de minimiser la bande passante (et surtout le temps de téléchargement) au moment de l'importation.
Dans ce cas-ci, mon fichier SQL s'appelait "piwik.sql". Le script "sql-split-gz.php", placé dans le même répertoire, contient le code PHP suivant :
Le script créera un dossier nommé "piwik.part" et y placera les fichier SQL numérotés, avec l'extension .sql.gz. Il suffira ensuite d'importer ces fichiers un par un dans phpMyAdmin, qui interprète nativement les fichiers gzippés. Mais attention ! Il faudra les importer dans le même ordre !
Fonctionnement
Le script lit le fichier SQL source ligne par ligne. Il écrit chaque ligne dans le fichier de sortie actuel, en commençant par "1.sql.gz". Lorsqu'il rencontre une requête "INSERT", il vérifie si la quantité de données (non-compressées) déjà écrites dans le fichier de sortie dépasse la valeur de $part_treshold (ici configurée à 40 Mo, soit 40 * 1024 * 1024 octets). Le cas échéant, la variable $part est incrémentée et les données sont écrites dans le fichier de sortie suivant.
Il faut donc modifier la variable $source pour qu'elle corresponde au nom de votre fichier source (sans l'extension ".sql") et la variable $part_treshold à la taille désirée. Une valeur plus élevée donnera des fragments moins nombreux mais plus volumineux. Cependant, gardez à l'idée que phpMySQL peut imposer une limite de taille aux fichiers importés (dans mon cas elle est de 50 Mo sur mon serveur de destination).
Attention : la valeur $part_treshold n'est pas une limite de taille, mais, comme son nom l'indique, un seuil : étant testée seulement à chaque requête "INSERT", la quantité de données (non compressées) écrites dans chaque fichier de sortie dépasse nécessairement cette grandeur. Dans ce cas-ci, puisque les fichiers de sortie sont gzippés, on pourrait néanmoins se permettre une valeur plus grande (dans mon cas, le plus gros fichier de sortie produit ne pèse que 17,8 Mo), ce que j'aurais peut-être dû faire, tout compte fait, pour réduire le nombre d'importations successives nécessaires.
Mais les choses peuvent se corser lorsque le fichier de requête SQL produit pèse plusieurs centaines de mégaoctets. Effectivement, le serveur de destination risque de ne pas arriver à traiter d'un coup une requête de cette taille. D'autant plus qu'en tentant de télécharger en amont un tel fichier, même compressé, vous risquez d'atteindre le délai limite d'exécution du serveur avant d'avoir réussi à le télécharger.
C'est ce qui m'est arrivé récemment en essayant de déménager une base de données Piwik sur un nouveau serveur, le fichier SQL produit pesant quelques 537 Mo !
J'ai donc développé la solution suivante pour fragmenter un immense fichier SQL en plusieurs petites requêtes qui pourront être importées une à une. J'ai ensuite modifié le script pour qu'il produise des fichiers gzippés, question de minimiser la bande passante (et surtout le temps de téléchargement) au moment de l'importation.
Dans ce cas-ci, mon fichier SQL s'appelait "piwik.sql". Le script "sql-split-gz.php", placé dans le même répertoire, contient le code PHP suivant :
<?php
$source = 'piwik';
$part_threshold = 40*1024*1024;
if(!$f = fopen($source.'.sql','r')) die("No such file: $source.sql");
mkdir("$source.part");
$part = 1;
$size = 0;
#$o = fopen($fn="$source.part/$part.sql",'w+');
$o = gzopen($fn="$source.part/$part.sql.gz",'w9');
while($line = fgets($f,4096)) {
if(substr($line,0,7)==='INSERT ') {
if($size >= $part_threshold) {
#fclose($o);
gzclose($o);
echo "$fn ($size)\r\n";
$part++;
$size = 0;
#$o = fopen($fn="$source.part/$part.sql",'w+');
$o = gzopen($fn="$source.part/$part.sql.gz",'w9');
}
}
#fwrite($o,$line);
gzwrite($o,$line);
$size += strlen($line);
}
#fclose($o);
gzclose($o);
echo "$fn ($size)\r\n";
fclose($f);
?>
Le script créera un dossier nommé "piwik.part" et y placera les fichier SQL numérotés, avec l'extension .sql.gz. Il suffira ensuite d'importer ces fichiers un par un dans phpMyAdmin, qui interprète nativement les fichiers gzippés. Mais attention ! Il faudra les importer dans le même ordre !
Fonctionnement
Le script lit le fichier SQL source ligne par ligne. Il écrit chaque ligne dans le fichier de sortie actuel, en commençant par "1.sql.gz". Lorsqu'il rencontre une requête "INSERT", il vérifie si la quantité de données (non-compressées) déjà écrites dans le fichier de sortie dépasse la valeur de $part_treshold (ici configurée à 40 Mo, soit 40 * 1024 * 1024 octets). Le cas échéant, la variable $part est incrémentée et les données sont écrites dans le fichier de sortie suivant.
Il faut donc modifier la variable $source pour qu'elle corresponde au nom de votre fichier source (sans l'extension ".sql") et la variable $part_treshold à la taille désirée. Une valeur plus élevée donnera des fragments moins nombreux mais plus volumineux. Cependant, gardez à l'idée que phpMySQL peut imposer une limite de taille aux fichiers importés (dans mon cas elle est de 50 Mo sur mon serveur de destination).
Attention : la valeur $part_treshold n'est pas une limite de taille, mais, comme son nom l'indique, un seuil : étant testée seulement à chaque requête "INSERT", la quantité de données (non compressées) écrites dans chaque fichier de sortie dépasse nécessairement cette grandeur. Dans ce cas-ci, puisque les fichiers de sortie sont gzippés, on pourrait néanmoins se permettre une valeur plus grande (dans mon cas, le plus gros fichier de sortie produit ne pèse que 17,8 Mo), ce que j'aurais peut-être dû faire, tout compte fait, pour réduire le nombre d'importations successives nécessaires.
samedi, février 18, 2012
Poteaux du monde, exprimez-vous !
40 idées de messages pour une campagne pro-affichage (ou anti-anti-affichage ?) sur les poteaux de la ville :
- Poteaux du monde, exprimez-vous!
- Si vous ne voulez pas que je m'habille, ne me laissez pas dehors
- Poteaux propres, ville morte!
- MOI, À POIL? Pourquoi pas vous?
- ÉRADIQUEZ LE PROBLÈME À LA SOURCE: INTERDISEZ LA CULTURE!
- Un poteau bien élevé sait s'habiller!
- Pourquoi arracher les affiches? Y'a rien dessous.
- Les poteaux aussi ont une pudeur!
- Je supporte la culture!
- Je m'habille dernier cri
- CECI ATTESTE que le poteau continue derrière les affiches
- CONTRE LA NUDITÉ DES POTEAUX!
- D'ACCORD POUR ME METTRE À POIL si tu me ramènes chez toi
- T'inquiète pas, le poteau est toujours là!
- JE SUPPORTE l'affichage indépendant!
- AFFICHAGE INTERDIT au-delà de 650lbs
- CE POTEAU EST INSCRIT AU PROGRAMME "UNE D'ARRACHÉE, DEUX DE POSÉES"
- PILIER CULTUREL
- CULTURE VOID IF REMOVED
- Est-ce que je vous déshabille, moi?
- L'affichage libre / ça m'emballe
- Qu'on m'habille!
- AFFICHER ICI
- INTERDIT DE DÉBALLER AVANT NOËL!
- Il y a de la place pour tout le monde!
- S.V.P. AFFICHER PROPREMENT
- Respectez l'affichage libre!
- ATTENTION: l'affichage pourrait causer un excédent de charge et constitue un danger pour la sécurité publique
- POTEAUX LIBRES ET BEAUX!
- Avant de me déshabiller / apprends à me connaître
- Lampadaire pour aveugles (inutile d'afficher ici)
- AFFICHEZ ÉGAL DES DEUX BORDS sinon je pourrais tomber
- Et s'il fallait que tout le monde se promène à poil sur la rue
- J'AFFICHE MA CULTURE
- JE CONTRE-AFFICHE MA CONTRE-CULTURE
- Ça n'a pas de classe d'être à poil dans la rue
- THE MEDIUM IS THE MESSAGE -McLuhan
- S.V.P. Arrachez proprement (utilisez les poubelles)
- Ne dites plus "poteau". Dites "arbre". (Et laissez-moi mes feuilles)
- À LA TAK!
(Québec, 19-20 octobre 2006)
- Poteaux du monde, exprimez-vous!
- Si vous ne voulez pas que je m'habille, ne me laissez pas dehors
- Poteaux propres, ville morte!
- MOI, À POIL? Pourquoi pas vous?
- ÉRADIQUEZ LE PROBLÈME À LA SOURCE: INTERDISEZ LA CULTURE!
- Un poteau bien élevé sait s'habiller!
- Pourquoi arracher les affiches? Y'a rien dessous.
- Les poteaux aussi ont une pudeur!
- Je supporte la culture!
- Je m'habille dernier cri
- CECI ATTESTE que le poteau continue derrière les affiches
- CONTRE LA NUDITÉ DES POTEAUX!
- D'ACCORD POUR ME METTRE À POIL si tu me ramènes chez toi
- T'inquiète pas, le poteau est toujours là!
- JE SUPPORTE l'affichage indépendant!
- AFFICHAGE INTERDIT au-delà de 650lbs
- CE POTEAU EST INSCRIT AU PROGRAMME "UNE D'ARRACHÉE, DEUX DE POSÉES"
- PILIER CULTUREL
- CULTURE VOID IF REMOVED
- Est-ce que je vous déshabille, moi?
- L'affichage libre / ça m'emballe
- Qu'on m'habille!
- AFFICHER ICI
- INTERDIT DE DÉBALLER AVANT NOËL!
- Il y a de la place pour tout le monde!
- S.V.P. AFFICHER PROPREMENT
- Respectez l'affichage libre!
- ATTENTION: l'affichage pourrait causer un excédent de charge et constitue un danger pour la sécurité publique
- POTEAUX LIBRES ET BEAUX!
- Avant de me déshabiller / apprends à me connaître
- Lampadaire pour aveugles (inutile d'afficher ici)
- AFFICHEZ ÉGAL DES DEUX BORDS sinon je pourrais tomber
- Et s'il fallait que tout le monde se promène à poil sur la rue
- J'AFFICHE MA CULTURE
- JE CONTRE-AFFICHE MA CONTRE-CULTURE
- Ça n'a pas de classe d'être à poil dans la rue
- THE MEDIUM IS THE MESSAGE -McLuhan
- S.V.P. Arrachez proprement (utilisez les poubelles)
- Ne dites plus "poteau". Dites "arbre". (Et laissez-moi mes feuilles)
- À LA TAK!
(Québec, 19-20 octobre 2006)
Vie privée et vie publique
De la séparation des vies publiques et privées
Le dualisme vie privée/vie publique a créé une situation entièrement neuve.
La désignation du caractère privé ou public de la vie en termes techniques est un phénomène neuf.
Une conséquence de ce mouvement et le perfectionnement de son application technique est une définition de l'identité sociale, puis conséquemment personnelle, basée strictement sur la part publique de l'activité télématique de l'individu.
Le perfectionnement des mesures techniques de protection de la vie privée opère une séparation totale entre les contenus (les "traces" d'activités) privés et publics. S'opère et s'achève du même coup un schisme complet entre son existence publique, plus ou moins assumée socialement, et privée, entièrement secrète -- du moins au point de vue social.
Du caractère réellement privé des activités sous protection
La virtualisation des activités humaines, outre autres graves implications, étend dramatiquement le prisme des possibilités d'action de l'homme, dans un univers entièrement numérique. Voilà qu'il est de plus en plus aisé d'escamoter complètement de la vue même des proches (constituants pourtant élémentaires d'une vie réellement privée) toutes les traces de ses activités dites "privées".
Ainsi, la vie privée, dans son acception technique, promulguée malgré cela comme droit fondamentalement humain, n'est même plus du domaine du privé. Il s'agit plutôt, dans le contexte technologique totalitaire[1], de la partie la plus intime de l'être, maintenant mise complètement à nu et directement exprimée et exposée, sur un vaste réseau global, à toutes les tentations possibles, au moment même où son glissement hors de la sphère sociale jusque dans l'espace strictement technique soulève toute forme de contrainte morale à son égard.
Là où la vie privée, régulée par la proximité des proches et de la communauté, traçait il y a encore quelque temps les limites de l'activité acceptable, elle ne trouve plus de prise ferme sur les activités individuelles depuis que celles-ci sont exerçées librement sur le "nuage" informatique sous le couvert d'un anonymat sophistiqué.
Le dualisme vie privée/vie publique a créé une situation entièrement neuve.
La désignation du caractère privé ou public de la vie en termes techniques est un phénomène neuf.
Une conséquence de ce mouvement et le perfectionnement de son application technique est une définition de l'identité sociale, puis conséquemment personnelle, basée strictement sur la part publique de l'activité télématique de l'individu.
Le perfectionnement des mesures techniques de protection de la vie privée opère une séparation totale entre les contenus (les "traces" d'activités) privés et publics. S'opère et s'achève du même coup un schisme complet entre son existence publique, plus ou moins assumée socialement, et privée, entièrement secrète -- du moins au point de vue social.
Du caractère réellement privé des activités sous protection
La virtualisation des activités humaines, outre autres graves implications, étend dramatiquement le prisme des possibilités d'action de l'homme, dans un univers entièrement numérique. Voilà qu'il est de plus en plus aisé d'escamoter complètement de la vue même des proches (constituants pourtant élémentaires d'une vie réellement privée) toutes les traces de ses activités dites "privées".
Ainsi, la vie privée, dans son acception technique, promulguée malgré cela comme droit fondamentalement humain, n'est même plus du domaine du privé. Il s'agit plutôt, dans le contexte technologique totalitaire[1], de la partie la plus intime de l'être, maintenant mise complètement à nu et directement exprimée et exposée, sur un vaste réseau global, à toutes les tentations possibles, au moment même où son glissement hors de la sphère sociale jusque dans l'espace strictement technique soulève toute forme de contrainte morale à son égard.
[1] Car il s'agit bien aujourd'hui d'un tel contexte, dans la mesure où les nécessités techniques assujetissent dorénavant systématiquement toute autre considération. J'invite les gens qui n'en seraient pas encore convaincus à prendre connaissance du roman La vingt-cinquième heure de l'auteur Roumain Virgil Gheorghiu.
Là où la vie privée, régulée par la proximité des proches et de la communauté, traçait il y a encore quelque temps les limites de l'activité acceptable, elle ne trouve plus de prise ferme sur les activités individuelles depuis que celles-ci sont exerçées librement sur le "nuage" informatique sous le couvert d'un anonymat sophistiqué.
Exacerbation de l'impasse de l'humanisme moderne
Il n'existera jamais de solution technique à l'ultime problématique humaniste moderne: l'ignorance stupide. Tant que les problèmes seront traités en termes techniques, la problématique globale ne fera que s'aggraver.
Nous voici à un point jamais atteint de domination du vice et de la corruption sur l'ensemble des phénomènes humains. Hélas, cela n'exclut aucunement la possibilité de degrés supérieurs à cette domination. Mais je ne tiens pas à m'horrifier délibéremment en songe.
Disons seulement que la disparition de la morale intime ne peut mener, à moyen terme, qu'à une civilité entièrement factice et, à long terme, qu'à une authentique barbarie généralisée. Mais l'automation de la morale n'est guère une alternative réjouissante.
Il n'existera jamais de solution technique à l'ultime problématique humaniste moderne: l'ignorance stupide. Tant que les problèmes seront traités en termes techniques, la problématique globale ne fera que s'aggraver.
Nous voici à un point jamais atteint de domination du vice et de la corruption sur l'ensemble des phénomènes humains. Hélas, cela n'exclut aucunement la possibilité de degrés supérieurs à cette domination. Mais je ne tiens pas à m'horrifier délibéremment en songe.
Disons seulement que la disparition de la morale intime ne peut mener, à moyen terme, qu'à une civilité entièrement factice et, à long terme, qu'à une authentique barbarie généralisée. Mais l'automation de la morale n'est guère une alternative réjouissante.
Aléas
Google, ultime engin de rétribution de la mémoire électronique, constitue un énorme trou noir pour la mémoire organique.
Ce monde ressemble de plus en plus à un roman policier. S'il fut déjà vrai que toute action ne peut être que le fruit des motifs de son protagoniste, il est également vrai que l'établissement du caractère criminel de telle ou telle action dépasse largement le domaine du polar.
(Québec, 13 au 14 août 2010)
Google, ultime engin de rétribution de la mémoire électronique, constitue un énorme trou noir pour la mémoire organique.
Ce monde ressemble de plus en plus à un roman policier. S'il fut déjà vrai que toute action ne peut être que le fruit des motifs de son protagoniste, il est également vrai que l'établissement du caractère criminel de telle ou telle action dépasse largement le domaine du polar.
(Québec, 13 au 14 août 2010)
Ce soir...
Ce soir je fouille dans les vieilles affaire du Fiat tout en mangeant de la soupe Aylmer aux tomates. C'est que j'ai imprimé un Fiat+/-Lux, aujourd'hui, comme dans le bon vieux temps, et que là on va avoir besoin d'une cacanne à la Librairie Saint-Jean-Baptiste pour recueillir les dons.
Je fais ça tout en me levant aux deux minutes pour imprimer les disques de Samuel Racine -- ce crinqué s'est mis dans la tête de sortir quatre albums d'un coup avant son départ pour une virée d'un an en camper-van avec sa blonde autour du Canada et des States, en faisant des rendus pour une projection que je dois présenter demain après-midi au Centre Uriel et en tapant ce texte. C'est sans compter les foutus updates de 2 ou 3 sites web que j'ai à faire et les factures qu'il faut que j'envoie depuis plus d'un mois à mes clients... Mais ça devra attendre: le plus important d'abord.
Remuer la poussière des archives, pour certaines agées d'un décade et même davantage, me fait réaliser, d'une part l'espèce de continuum dans lequel je m'inscris depuis toutes ces années, et d'autre part à quel point ma vie est progressivement devenue un tourbillon délirant de choses à faire.
À l'heure du premier Fiat+/-Lux, à l'époque agé de 20 ans, je sortais à peine du CÉGEP (j'ai crissé ça là en 2000, si je me souviens bien), je n'étais pas trop soucieux de l'efficacité; j'étais volontiers enclin à m'engager dans des projets fous, comme l'était alors Fiat+/-Lux, mais je me contentais de faire les choses spontanément, sous l'influence du moment et des personnes présentes. C'était, à mes yeux, et je n'avais pas tort, l'exercice de ma liberté totale. Le plus fabuleux est probablement que ça ait fonctionné.
J'ai depuis développé le réflexe d'associer cette fabuleuse spontanéité, qui s'est progressivement estompée par la suite, à mon insouciante jeunesse d'alors. Or, depuis tout récemment, je commence à considérer la possibilité qu'il y ait eu d'autres freins à mon élan d'émancipation de jeunesse que l'évaporation de ma jeunesse elle-même. Les nombreux artéfacts accumulés depuis ce temps me font revivre ce parcours pittoresque que représentent mes années 20 et renforcent ce doute neuf et jusqu'ici superficiel.
Je dois interrompre ici mes tergiversations car mon corps m'urge de le reposer sans attendre. J'espère trouver le temps pour gratter sous la surface de mes doutes-éclair avant longtemps, mais je ne peux rien promettre. Je me contenterai pour l'instant de référer le lecteur intrigué à mon récent raisonnment du 12 avril: "Il me manque quelque chose"; le constat qui y est fait n'est probablement pas étranger à l'idée piètrement évoquée ici. Ceci ne sera, finalement, qu'un texte de plus dans cette naissante série des "inachevés".
Je fais ça tout en me levant aux deux minutes pour imprimer les disques de Samuel Racine -- ce crinqué s'est mis dans la tête de sortir quatre albums d'un coup avant son départ pour une virée d'un an en camper-van avec sa blonde autour du Canada et des States, en faisant des rendus pour une projection que je dois présenter demain après-midi au Centre Uriel et en tapant ce texte. C'est sans compter les foutus updates de 2 ou 3 sites web que j'ai à faire et les factures qu'il faut que j'envoie depuis plus d'un mois à mes clients... Mais ça devra attendre: le plus important d'abord.
Remuer la poussière des archives, pour certaines agées d'un décade et même davantage, me fait réaliser, d'une part l'espèce de continuum dans lequel je m'inscris depuis toutes ces années, et d'autre part à quel point ma vie est progressivement devenue un tourbillon délirant de choses à faire.
À l'heure du premier Fiat+/-Lux, à l'époque agé de 20 ans, je sortais à peine du CÉGEP (j'ai crissé ça là en 2000, si je me souviens bien), je n'étais pas trop soucieux de l'efficacité; j'étais volontiers enclin à m'engager dans des projets fous, comme l'était alors Fiat+/-Lux, mais je me contentais de faire les choses spontanément, sous l'influence du moment et des personnes présentes. C'était, à mes yeux, et je n'avais pas tort, l'exercice de ma liberté totale. Le plus fabuleux est probablement que ça ait fonctionné.
J'ai depuis développé le réflexe d'associer cette fabuleuse spontanéité, qui s'est progressivement estompée par la suite, à mon insouciante jeunesse d'alors. Or, depuis tout récemment, je commence à considérer la possibilité qu'il y ait eu d'autres freins à mon élan d'émancipation de jeunesse que l'évaporation de ma jeunesse elle-même. Les nombreux artéfacts accumulés depuis ce temps me font revivre ce parcours pittoresque que représentent mes années 20 et renforcent ce doute neuf et jusqu'ici superficiel.
Je dois interrompre ici mes tergiversations car mon corps m'urge de le reposer sans attendre. J'espère trouver le temps pour gratter sous la surface de mes doutes-éclair avant longtemps, mais je ne peux rien promettre. Je me contenterai pour l'instant de référer le lecteur intrigué à mon récent raisonnment du 12 avril: "Il me manque quelque chose"; le constat qui y est fait n'est probablement pas étranger à l'idée piètrement évoquée ici. Ceci ne sera, finalement, qu'un texte de plus dans cette naissante série des "inachevés".
Il me manque quelque chose.
Je pourrais sytématiquement répondre: "du temps" ou "de l'argent". Cependant ce ne sont là que des abstractions d'homme, qui n'ont aucune existence tangible potentielle. Conséquemment, le vrai manque se trouve ailleurs.
Peut-être est-ce précisément l'absence naturelle de temps et d'argent qui me manque autant. Combler un tel déficit aurait des implications sans commune mesure sur l'espace social. Et c'est peut-être à cette mesure que je devrais considérer mon manque.
Peut-être est-ce là le problème général du langage, de la logique, de la science et la raison: encore, au demeurant, d'autres abstractions. L'homme est d'abord un animal physique, né dans un monde de choses concrètes en relation, en transformation et en mouvement. Il est très adapté à vivre dans un tel monde. L'arbre est un arbre, la bête est une bête, ce qu'ils font est sans équivoque, il n'y a pas à revenir là-dessus. Mais les choses se compliquent au moment même où, aspirées par leur propre abstraction, commence leur chosification.
On dit de l'homme qui regarde l'arbre qu'il ne voit pas la forêt, on peut également tenir l'inverse pour vrai. Et lequel des deux est le plus près de la réalité ? Si l'homme qui voit la forêt ne vois plus les arbres, il en rate très certainement l'essentiel. Tandis que son camarade, qui regarde l'arbre, sera en mesure de porter son attention sur chacun des arbres, de distinguer l'un de l'autre. Il pourra connaître intimement la forêt - malgré son incapacité à la désigner comme telle. La science des forêts ne serait d'aucune utilité à l'autre qui s'y trouverait soudaiment plongé: étant aveugle aux arbres, il n'aurait aucune certitude de se trouver dans telle ou telle forêt.
Il semblerait qu'il en soit ainsi du temps et de l'argent, et de bien d'autres choses. Et on pourrait même conclure, dans chacun des deux cas évoqués, qu'autant l'abstraction est précise, autant la perte est grande. Car non seulement faut-il admettre qu'en voyant le temps, on ne distingue plus l'instant; et qu'en voyant l'argent, on ne distingue plus ce qu'on se procure avec - ni selon quelle bêtise on se retrouve réduit à s'aliéner celui-ci et celui-là pour l'obtenir; mais faut-il aussi remarquer que la précision de cette abstraction, apparemment sans bornes, peut également occulter une abstraction plus profonde, plus sourde, moins exacte et peut-être plus primitive, voire mythologique: la précision du temps élimine en effet le temps au sens plus large (la mémoire, la tradition et l'Histoire, en bref, le temps tue "les temps" jusqu'à nos origines essentielles) tandis que la précision de l'argent (le "juste prix" économique) éradique au passage toutes les valeurs, et l'économie en général (au sens original grec d'"ekonomos": le "ménage", en tant que métabolisme de l'ordre social).
Comment conclure ce raisonnement (car c'est bien la forme de ce texte) ?
(Québec, 12 avril 2010)
Peut-être est-ce précisément l'absence naturelle de temps et d'argent qui me manque autant. Combler un tel déficit aurait des implications sans commune mesure sur l'espace social. Et c'est peut-être à cette mesure que je devrais considérer mon manque.
Peut-être est-ce là le problème général du langage, de la logique, de la science et la raison: encore, au demeurant, d'autres abstractions. L'homme est d'abord un animal physique, né dans un monde de choses concrètes en relation, en transformation et en mouvement. Il est très adapté à vivre dans un tel monde. L'arbre est un arbre, la bête est une bête, ce qu'ils font est sans équivoque, il n'y a pas à revenir là-dessus. Mais les choses se compliquent au moment même où, aspirées par leur propre abstraction, commence leur chosification.
On dit de l'homme qui regarde l'arbre qu'il ne voit pas la forêt, on peut également tenir l'inverse pour vrai. Et lequel des deux est le plus près de la réalité ? Si l'homme qui voit la forêt ne vois plus les arbres, il en rate très certainement l'essentiel. Tandis que son camarade, qui regarde l'arbre, sera en mesure de porter son attention sur chacun des arbres, de distinguer l'un de l'autre. Il pourra connaître intimement la forêt - malgré son incapacité à la désigner comme telle. La science des forêts ne serait d'aucune utilité à l'autre qui s'y trouverait soudaiment plongé: étant aveugle aux arbres, il n'aurait aucune certitude de se trouver dans telle ou telle forêt.
Il semblerait qu'il en soit ainsi du temps et de l'argent, et de bien d'autres choses. Et on pourrait même conclure, dans chacun des deux cas évoqués, qu'autant l'abstraction est précise, autant la perte est grande. Car non seulement faut-il admettre qu'en voyant le temps, on ne distingue plus l'instant; et qu'en voyant l'argent, on ne distingue plus ce qu'on se procure avec - ni selon quelle bêtise on se retrouve réduit à s'aliéner celui-ci et celui-là pour l'obtenir; mais faut-il aussi remarquer que la précision de cette abstraction, apparemment sans bornes, peut également occulter une abstraction plus profonde, plus sourde, moins exacte et peut-être plus primitive, voire mythologique: la précision du temps élimine en effet le temps au sens plus large (la mémoire, la tradition et l'Histoire, en bref, le temps tue "les temps" jusqu'à nos origines essentielles) tandis que la précision de l'argent (le "juste prix" économique) éradique au passage toutes les valeurs, et l'économie en général (au sens original grec d'"ekonomos": le "ménage", en tant que métabolisme de l'ordre social).
Comment conclure ce raisonnement (car c'est bien la forme de ce texte) ?
(Québec, 12 avril 2010)
Ma vie dans un notepad.
Un jour, un matin, un soir, UTC-je-ne-sais-pas
Quelque part sur la boule maboule
Une planète ronde, fronde bleue
Qui danse comme une toupie folle
Sur le tapis des étoiles
Traînant sa lune comme un boulet
Discret et régulier
Décor de toile lactée
Là-dessus, un espoir de soir
Agitant mes mandibules
Je spécifie à mon fidèle
Ami aimant, aimable mignon
Microprocessant de toutes ses puces
Mon délire sombre sur son écran blanc
D'inanimé animal :
Ça rime en crime
De cet arbre le foliage
N'est que vain radotage
Du pied à la cime
(Québec, 16 mai 2010)
Quelque part sur la boule maboule
Une planète ronde, fronde bleue
Qui danse comme une toupie folle
Sur le tapis des étoiles
Traînant sa lune comme un boulet
Discret et régulier
Décor de toile lactée
Là-dessus, un espoir de soir
Agitant mes mandibules
Je spécifie à mon fidèle
Ami aimant, aimable mignon
Microprocessant de toutes ses puces
Mon délire sombre sur son écran blanc
D'inanimé animal :
Dehors la rage
Les taxis klaxonnent
Le système fourrage
L'univers, le besogne
Lui arrache peau et chair
Transforme tout ce qu'il touche
En ordures ménagères
Et fait mouche
Il appelle incessant
Au travers des murs
Perce yeux et tympans
De lumières et murmures
Au travail! rugit-il
Et faisant la grimace
Hélas! qu'est plus futile
Que de trouver sa place?
Mais l'âge me roue
M'huile le rouage
Serai-je encore assez fou
Ou bientôt épave, naufrage
Sur la rive morne bleue
De la routine prescrite
Par ce système furieux
Furax que malgré tout j'habite
J'ai besoin d'un rêve
À tenir à la main
Une minute trop brève
L'âme doit boire de ce vin
Hors de mon cubicule
Mon esprit s'évapore
Une minute ridicule
Par toutes mes pores
Ça rime en crime
De cet arbre le foliage
N'est que vain radotage
Du pied à la cime
(Québec, 16 mai 2010)
dimanche, décembre 11, 2011
11
J'aimerais bien comprendre où est le seuil qui délimite l'état de l'individu qui s'intègre harmonieusement au système de consommation dirigée de celui duquel, estomaqué et incrédule, se sentant complètement dépassé, saisit frénétiquement le matériel capillaire déposé sur son crâne pour l'arracher, en petites touffes éparses; et, tant qu'à y être, lequel de ces états est le plus proche d'un -- peut-être bien hypothétique, ce qui rend la question creusée d'autant plus creuse -- état de nature.
Pour ceux qui ont beaucoup de misère avec les longues phrases: comment que ça se fait que y'en a qui ont l'air ben correct avec qu'est-ce que c'est que le monde est, et que ça en fait capoter d'autres ? Pis c'est lesquels qui sont les plus à côté de la track, si l'idée-même de track fait sens ?
Les poils d'en dedans
Pour ceux qui ont beaucoup de misère avec les longues phrases: comment que ça se fait que y'en a qui ont l'air ben correct avec qu'est-ce que c'est que le monde est, et que ça en fait capoter d'autres ? Pis c'est lesquels qui sont les plus à côté de la track, si l'idée-même de track fait sens ?
Les poils d'en dedans
vendredi, juillet 22, 2011
Fiat+/-Lux Presse: Fiat+/-Lux Presse passe sous Blogger!
Fiat+/-Lux Presse: Fiat+/-Lux Presse passe sous Blogger!: "Québec -- Fiat+/-Lux Media annonce le passage de son site Fiat+/-Lux Presse ( presse.fiatlux.tk ) sous Blogger. Le site de l'agence était ..."
dimanche, mars 13, 2011
Le Ballet de Québec membre de l'Union des Artistes (UDA)
Après s'être démarquée en tant que première compagnie de ballet classique à se produire en 20 ans à la Salle Louis-Fréchette du Grand Théâtre de Québec, Le Ballet de Québec s'inscrit encore une fois dans le panorama de la danse à Québec, en devenant la première compagnie de danse à devenir membre de l'Union des Artistes (UDA).
Une autre grande première lors de la représentation de Blanche-Neige et les sept nains, qui fut une nouvelle fois un succès, au Grand Théâtre de Québec, le 6 février dernier:
cinq membres de la Compagnie Christiane Bélanger/Le Ballet de Québec ont été acceptées en bloc en tant que membres actifs de l'UDA. Il s'agit d'une reconnaissance officielle de leur statut professionnel en danse.
Les cinq danseuses ont été entièrement formées par Christiane Bélanger. Félicitations à:
Voilà le début d'une longue liste à venir de danseurs professionnels issus du Ballet de Québec!
Une autre grande première lors de la représentation de Blanche-Neige et les sept nains, qui fut une nouvelle fois un succès, au Grand Théâtre de Québec, le 6 février dernier:
cinq membres de la Compagnie Christiane Bélanger/Le Ballet de Québec ont été acceptées en bloc en tant que membres actifs de l'UDA. Il s'agit d'une reconnaissance officielle de leur statut professionnel en danse.
Les cinq danseuses ont été entièrement formées par Christiane Bélanger. Félicitations à:
- Sarah-Gabrielle Déry-Blanchet
- Alexandra Simard
- Sophie St-Gelais
- Valérie St-Gelais
- Catherine St-Gelais
Voilà le début d'une longue liste à venir de danseurs professionnels issus du Ballet de Québec!
jeudi, novembre 18, 2010
jeudi, mars 25, 2010
Québec en crise d'identité
La ville de Québec est en crise d'identité. Pas étonnant, la capitale francophone d'Amérique, hôte du Sommet de Amérique en 2001, plus vieille ville d'Amérique du Nord (qui vient de célébrer son 400ème anniversaire en 2008), trésor mondial de l'Unesco, se lance sans la moindre cohésion dans toutes les directions depuis que l'attention (et de massives subventions) se ruent sur elle. Les illuminés, opportunistes et charlatans de tout acabit se passant littéralement le flambeau pour faire « rayonner », selon leurs propres fantasmes, le village sur la scène internationale.
Sans prévenir, le maire Régis Labeaume, estimant que Québec aurait soudainement besoin d'une nouvelle image de marque -- quelque chose de neuf et percutant digne de sa « grande » ville, a récemment fait appel -- sans l'approbation du conseil municipal -- à « Maître » Clotaire Rapaille, une espèce de gourou psychédélique aux honoraires généreux, pour déloger, perché derrière ses sempiternels verres fumés, à l'aide d'une méthode obscure de son cru, le « code de Québec ». Celui-ci permettra, croit-il, de mettre en lumière la véritable nature intrinsèque profonde de la ville et de ses habitants.
L'étrange gymnastique donne lieu depuis à une incessante mascarade. Ayant probablement changé depuis peu de médication (cela expliquerait aussi bien ses honoraires fabuleux que les verres fumés), notre expert marketing s'enfonce avec son maire dans un délire psychanalytique. Les Québécois, aussi « sado-masochistes » ou « névrosés » puissent-ils être, n'ont pas envie, malgré l'orientation nettement touristique que la vieille cité a inexorablement adopté au cours de la dernière décennie, de se faire brander comme étant de vulgaires valises.
Il y a certes de lourdes tendences technocrate, réactionnaire et corporatiste bien établies dans la vieille capitale, qui donnent nécessairement lieu à toutes sortes de troubles somatiques. Le seul fait d'avoir eu recours à son « expertise » en est symptomatique. Or, M. Rapaille, dans toute son inexorable verve, fait selon nous preuve d'un réductivisme impardonnable en évacuant l'essentiel des contradictions réelles qui constituent, à notre avis, l'essence de ce qu'est Québec, ou peut-être, pour être plus exact, de la transformation que Québec est en train de subir depuis quelques années, en général malgré même les gens qui l'habitent -- ou l'ont fuie depuis.
Avec ses lunettes noires, le diseur de bonne aventure du marketing corporatif ne semble aperçevoir que la surface du problème, incapable de discerner ce qui se passe dans les interstices, ce qui se passe dans l'ombre du béton et des matériaux cheap des nouveaux développements, la véritable pâte sub-culturelle, le ciment qui tient tant bien que mal en place les éphémères artifices érigés par des troupeaux de bureaucrates asservis à leur propre conception bien limitée et rectiligne de la culture et de l'urbanisme, et sans lequel cette vieille ville n'aurait tout simplement aucune valeur qu'historique.
S'il faut donner une image définitive à Québec, il faudra bien qu'elle reflète cette contradiction inhérente, ou, à tout le moins, qu'elle ait une contre-image. Déjà assez de s'être fait clôturer et gazer en 2001, puis « enrubanner » avec le 400ème, il n'est pas question de se faire refaire la face une autre fois par quelques illuminés en mal d'auto-glorification personnelle.
Sans prévenir, le maire Régis Labeaume, estimant que Québec aurait soudainement besoin d'une nouvelle image de marque -- quelque chose de neuf et percutant digne de sa « grande » ville, a récemment fait appel -- sans l'approbation du conseil municipal -- à « Maître » Clotaire Rapaille, une espèce de gourou psychédélique aux honoraires généreux, pour déloger, perché derrière ses sempiternels verres fumés, à l'aide d'une méthode obscure de son cru, le « code de Québec ». Celui-ci permettra, croit-il, de mettre en lumière la véritable nature intrinsèque profonde de la ville et de ses habitants.
L'étrange gymnastique donne lieu depuis à une incessante mascarade. Ayant probablement changé depuis peu de médication (cela expliquerait aussi bien ses honoraires fabuleux que les verres fumés), notre expert marketing s'enfonce avec son maire dans un délire psychanalytique. Les Québécois, aussi « sado-masochistes » ou « névrosés » puissent-ils être, n'ont pas envie, malgré l'orientation nettement touristique que la vieille cité a inexorablement adopté au cours de la dernière décennie, de se faire brander comme étant de vulgaires valises.
Il y a certes de lourdes tendences technocrate, réactionnaire et corporatiste bien établies dans la vieille capitale, qui donnent nécessairement lieu à toutes sortes de troubles somatiques. Le seul fait d'avoir eu recours à son « expertise » en est symptomatique. Or, M. Rapaille, dans toute son inexorable verve, fait selon nous preuve d'un réductivisme impardonnable en évacuant l'essentiel des contradictions réelles qui constituent, à notre avis, l'essence de ce qu'est Québec, ou peut-être, pour être plus exact, de la transformation que Québec est en train de subir depuis quelques années, en général malgré même les gens qui l'habitent -- ou l'ont fuie depuis.
Avec ses lunettes noires, le diseur de bonne aventure du marketing corporatif ne semble aperçevoir que la surface du problème, incapable de discerner ce qui se passe dans les interstices, ce qui se passe dans l'ombre du béton et des matériaux cheap des nouveaux développements, la véritable pâte sub-culturelle, le ciment qui tient tant bien que mal en place les éphémères artifices érigés par des troupeaux de bureaucrates asservis à leur propre conception bien limitée et rectiligne de la culture et de l'urbanisme, et sans lequel cette vieille ville n'aurait tout simplement aucune valeur qu'historique.
S'il faut donner une image définitive à Québec, il faudra bien qu'elle reflète cette contradiction inhérente, ou, à tout le moins, qu'elle ait une contre-image. Déjà assez de s'être fait clôturer et gazer en 2001, puis « enrubanner » avec le 400ème, il n'est pas question de se faire refaire la face une autre fois par quelques illuminés en mal d'auto-glorification personnelle.
mercredi, mars 03, 2010
On "A New Way of Thinking" (Anonymous)
The Problem clearly exposed. Go read and think. Sheet. So right.
http://newsjunkiepost.com/2010/03/01/a-new-way-of-thinking/
Social media ARE effective, but definitely INSUFFICIENT. We need a new "CONCRETE CULTURE" -- off the Internet gateways.
Our current lifestyle is unsustainable. We need to slow down, and find a way to "sacrifice" the non-critical, high-energy activities: travelling for fun, drive back and forth to work daily, individually buy electronics for entertainment -- funny hey, all these induced individual needs become simply useless if we learn to LIVE CLOSER ONE TO ANOTHER and start SHARING space, transportation, goods, food produce, books, knowledge, ideas -- the real stuff... Will materialism save us, AFTER ALL?
Right on the money, Bill.
Nothing will change if we don't change ourselves. Sounds good, but will hurt, honey. So beware, prepare, share, and LET'S CHANGE ALL THIS.
http://newsjunkiepost.com/2010/03/01/a-new-way-of-thinking/
"As a consequence the internet as proven to be a generally more effective at disseminating disinformation than information. Because it works within existing networks it can strengthen and facilitate the actions of a healthy progressive movement, but -->not substitute for it, nor create it.<--"
Social media ARE effective, but definitely INSUFFICIENT. We need a new "CONCRETE CULTURE" -- off the Internet gateways.
"[...] Movement in that people are always on the move and interchangeable. They do not bond to place or one another, but rather move between increasingly uniform jobs, neighbourhoods and social circles to which they feel no particular allegiance. Speed in that the value is placed on doing everything faster, more efficiently. Natural, human values are slow and take time. Sex can be done quickly and efficiently, love cannot."
Our current lifestyle is unsustainable. We need to slow down, and find a way to "sacrifice" the non-critical, high-energy activities: travelling for fun, drive back and forth to work daily, individually buy electronics for entertainment -- funny hey, all these induced individual needs become simply useless if we learn to LIVE CLOSER ONE TO ANOTHER and start SHARING space, transportation, goods, food produce, books, knowledge, ideas -- the real stuff... Will materialism save us, AFTER ALL?
"[...] In seeking solutions we usually look for culprits in the forms of institutions and individuals, when they are entirely interchangeable and -->the real culprit is the entire value set and our way of understanding how we can and should live<--."
Right on the money, Bill.
"We need to educate ourselves about the possibilities that we have not even conceived and begin to build the structures and processes that will allow us to implement the broader range strategies and tactics that will get us where we want to go."
Nothing will change if we don't change ourselves. Sounds good, but will hurt, honey. So beware, prepare, share, and LET'S CHANGE ALL THIS.
mardi, décembre 29, 2009
Les 9 nations d'Amérique
Tiré d'un article retrouvé aujourd'hui en faisant le ménage:
En 1980, Joel Garreau, chef de pupitre au Washington Post, a demandé à ses reporters de préciser les caractéristiques de 9 régions d'Amérique. C'est ainsi que l'un des journalistes a appelé la côte Ouest, incluant Vancouver, Ecotopia, et qu'un autre a surnommé la région voisine Empty Quarter.
Garreau a tiré de cet exercice l'idée d'un article provocateur dans lequel il présentait les 9 nations constituant à ses yeux l'Amérique du Nord. Le succès de l'article a dépassé ses attentes, mais alors qu'il s'attendait à recevoir des lettres de désapprobation, il a été inondé de lettres de félicitations.
Il ne restait plus à Garreau qu'à parcourir les 9 nations pour en tirer un livre qui parut, en 1981, sous le titre The Nine Nations of North America. Le livre commence ainsi: «Oubliez les sornettes que l'on vous a racontées en [4ème?] année au sujet de l'Est et de l'Ouest, du Nord et du Sud, vains échos de passés glorieux qui n'ont jamais vraiment existé que dans des manuels aseptisés. Oubliez le réseau des frontières entre les États et les provinces, ces accidents de l'histoire et ces erreurs d'arpenteurs. La raison pour laquelle personne, à l'exception des maniaques de trivias, ne peut nommer les 50 États américains, c'est que la question est dénudée d'importance.»
«Considérez plutôt la façon dont l'Amérique du Nord fonctionne réellement. Vous découvrirez 9 nations, chacune ayant sa capitale et ses réseaux distincts de pouvoir et d'influence. Chacune a une économie qui lui est propre, chacune sucite un certain sentiment d'appartenance de la part de ses membres.»
«Le Québec est la plus improbable mais néanmoins la plus incontestable des 9 nations d'Amérique. Quels sont les peuples qui survivront à la 3e guerre mondiale ? Les Chinois, parce qu'ils sont si nombreux, et les Québécois parce qu'ils ont survécu aux derniers quatre siècles, ils peuvent survivre à n'importe quoi. Il est clair que les Québécois sont différents du Canada et bien entendu des États-Unis et de la France.»
Arraché des pages d'un Québec Scope, en septembre 2006 (p. 140)... Ça vous pique pas votre curiosité, à vous?
Nine Nations of North America sur Wikipedia (en anglais)
vendredi, octobre 16, 2009
radio.fiatlux.tk
radio.fiatlux.tk
Radio Fiat+/-Lux est en ligne depuis le 12 octobre 2009. Radio expérimentale, portée sur la musique locale et indépendante, nous espérons qu'elle vous permettra de faire quelques découvertes intéressantes.
Radio Fiat+/-Lux est une plateforme fantastique pour ma compagnie, 12939 Media Architecture, qui permet de mettre à l'essai dans le cadre d'un projet concret les technologies Web sur lesquelles je travaille depuis quelques années, en particulier la plateforme Diesel.
Le projet se veut un lieu d'échange et de participation. Nous invitons les producteurs amateurs, les groupes et les labels indépendants à diffuser leur musique et leurs événements sur nos ondes.
Syntonisez Radio Fiat+/-Lux dès maintenant!
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Radio Fiat+/-Lux est en ligne depuis le 12 octobre 2009. Radio expérimentale, portée sur la musique locale et indépendante, nous espérons qu'elle vous permettra de faire quelques découvertes intéressantes.
Radio Fiat+/-Lux est une plateforme fantastique pour ma compagnie, 12939 Media Architecture, qui permet de mettre à l'essai dans le cadre d'un projet concret les technologies Web sur lesquelles je travaille depuis quelques années, en particulier la plateforme Diesel.
Le projet se veut un lieu d'échange et de participation. Nous invitons les producteurs amateurs, les groupes et les labels indépendants à diffuser leur musique et leurs événements sur nos ondes.
Syntonisez Radio Fiat+/-Lux dès maintenant!
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jeudi, octobre 08, 2009
L'impasse de la croissance
Article fort intéressant qui aplatit sauvagement ma belle espérance d'un secteur quaternaire prenant le relais de la croissance économique!
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-grenelle/jancovici-complts.pdf
Aussi, belle dissertation sur les facteurs de production de CO2: le gars souligne l'impasse de la croissance avec brio. Ce qui est certain, c'est qu'elle s'arrêtera. La question ne se pose pratiquement pas actuellement à savoir: comment? Imposée de force par la nature, à moins qu'on ne se décide à remettre en concurrences certaines valeurs à ce jour inébranlables (et il y a là plusieurs options s'offrant à nous; parmi les réalistes, nulle réjouissante).
Lien déniché à l'article http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_post-industrielle
http://www.assemblee-nationale.fr/13/cr-grenelle/jancovici-complts.pdf
Aussi, belle dissertation sur les facteurs de production de CO2: le gars souligne l'impasse de la croissance avec brio. Ce qui est certain, c'est qu'elle s'arrêtera. La question ne se pose pratiquement pas actuellement à savoir: comment? Imposée de force par la nature, à moins qu'on ne se décide à remettre en concurrences certaines valeurs à ce jour inébranlables (et il y a là plusieurs options s'offrant à nous; parmi les réalistes, nulle réjouissante).
Lien déniché à l'article http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_post-industrielle
mardi, septembre 22, 2009
Les cookies, un simple amuse-gueule?
Je me souviens qu'en 1997 (enfin, à cette "époque-là"), on s'interrogeait gros comme le bras sur le risque que représentaient les cookies pour notre vie privée; il y avait des débats publics, les gens en discutaient entre eux.
Je rappelle, pour ceux qui seraient susceptibles de l'ignorer, que les cookies sont des informations qu'un site peut stocker sur l'ordinateur d'un client, pour une durée plus ou moins longue, lorsque celui-ci visite celui-là. Bien que cela semble insignifiant, c'est ce qui permet à un site de profiler ses utilisateurs, puisque c'est pratiquement le seul moyen d'identifier un internaute entre deux visites.
Or, si à l'époque (pas si reculée en temps historique, mais néolithique en temps Internet), on s'inquiétait du pouvoir que cette fonctionnalité pouvait mettre dans les mains d'intérêts privés relativement limités, si on les compare au méga-corporations qui dominent maintenant, aujourd'hui il est rare qu'on remette en question les cookies. Et pourtant, notre vie privée n'a jamais été aussi menacée.
D'ailleurs, certaines de ces super firmes ont très vite su profiter de la mine d'or que représente le cookie. C'est le cas notamment, de Google, la plus puissante compagnie de télécommunications au monde. Peu de gens soupçonnent la portée de Google en termes de vie privée. Celle-ci n'est pas seulement capable de profiler nos recherches, mais bientôt de la presque totalité de nos activités sur le web. Il y a d'abord Google Analytics, utilisé en masse par une tonne de sites webs, qui apparaît sur chacune de leurs pages, permettant à Google de savoir chacune des pages que nous visitons, chacun des liens que nous cliquons sur ces sites de plus en plus nombreux (j'en produis moi-même!).
Cette année, Google a sorti son navigateur Chrome, avec une interface plutôt convaincante, de loin plus confortable pour une utilisation normale que les autres navigateurs qui dominent le marché. Or, ce navigateur "Open Source", et c'est cette même communauté qui nous mettra en garde, se connecte régulièrement à sa maison mère afin de lui dévoiler des informations sur notre utilisation du navigateur (à ce propos, je conseille Iron, une version révisée de Chrome duquel on a fait l'ablation de ces appels fréquents à la maison).
Sans en faire l'inventaire exhaustif, il n'y a pas un aspect du monde numérique que Google n'ait pas investi, et il se retrouve bien souvent, grâce à ses nombreux cerveaux et à son capital pratiquement illimité, en position de chef de file dans chacun de ces secteurs. Mais à chaque fois, c'est un recul pour la protection de la vie privée. D'ailleurs, son PDG actuel, Eric Schmidt, ne cache pas les aspirations de Google: il s'agit de se "connecter directement à votre cerveau".
Ne parlons pas du social networking, de la messagerie personnelle, de l'intégration des services web avec les téléphones portables et les GPS, qui envahissent progressivement nos vies. Sans compter les gouvernements, qui mettent en place des techniques de contrôle et de surveillance des plus sophistiquées.
Rien ne nous garantit que ces informations sont utilisées dans notre seul intérêt!
En un mot, on s'est fait d'abord offrir un petit cookie. En l'avalant, on ne se souçiait peut-être pas du menu qu'on nous préparait!
Je rappelle, pour ceux qui seraient susceptibles de l'ignorer, que les cookies sont des informations qu'un site peut stocker sur l'ordinateur d'un client, pour une durée plus ou moins longue, lorsque celui-ci visite celui-là. Bien que cela semble insignifiant, c'est ce qui permet à un site de profiler ses utilisateurs, puisque c'est pratiquement le seul moyen d'identifier un internaute entre deux visites.
Or, si à l'époque (pas si reculée en temps historique, mais néolithique en temps Internet), on s'inquiétait du pouvoir que cette fonctionnalité pouvait mettre dans les mains d'intérêts privés relativement limités, si on les compare au méga-corporations qui dominent maintenant, aujourd'hui il est rare qu'on remette en question les cookies. Et pourtant, notre vie privée n'a jamais été aussi menacée.
D'ailleurs, certaines de ces super firmes ont très vite su profiter de la mine d'or que représente le cookie. C'est le cas notamment, de Google, la plus puissante compagnie de télécommunications au monde. Peu de gens soupçonnent la portée de Google en termes de vie privée. Celle-ci n'est pas seulement capable de profiler nos recherches, mais bientôt de la presque totalité de nos activités sur le web. Il y a d'abord Google Analytics, utilisé en masse par une tonne de sites webs, qui apparaît sur chacune de leurs pages, permettant à Google de savoir chacune des pages que nous visitons, chacun des liens que nous cliquons sur ces sites de plus en plus nombreux (j'en produis moi-même!).
Cette année, Google a sorti son navigateur Chrome, avec une interface plutôt convaincante, de loin plus confortable pour une utilisation normale que les autres navigateurs qui dominent le marché. Or, ce navigateur "Open Source", et c'est cette même communauté qui nous mettra en garde, se connecte régulièrement à sa maison mère afin de lui dévoiler des informations sur notre utilisation du navigateur (à ce propos, je conseille Iron, une version révisée de Chrome duquel on a fait l'ablation de ces appels fréquents à la maison).
Sans en faire l'inventaire exhaustif, il n'y a pas un aspect du monde numérique que Google n'ait pas investi, et il se retrouve bien souvent, grâce à ses nombreux cerveaux et à son capital pratiquement illimité, en position de chef de file dans chacun de ces secteurs. Mais à chaque fois, c'est un recul pour la protection de la vie privée. D'ailleurs, son PDG actuel, Eric Schmidt, ne cache pas les aspirations de Google: il s'agit de se "connecter directement à votre cerveau".
Ne parlons pas du social networking, de la messagerie personnelle, de l'intégration des services web avec les téléphones portables et les GPS, qui envahissent progressivement nos vies. Sans compter les gouvernements, qui mettent en place des techniques de contrôle et de surveillance des plus sophistiquées.
Rien ne nous garantit que ces informations sont utilisées dans notre seul intérêt!
En un mot, on s'est fait d'abord offrir un petit cookie. En l'avalant, on ne se souçiait peut-être pas du menu qu'on nous préparait!
jeudi, août 13, 2009
The New Music Industry: An Appeal to Independent Artists
I stumbled upon a very intelligent manifesto by Ben Johnson, the creator of indietorrent.com, a small but promising website that offers free digital music distribution service for independant artists. His manifesto is truly brilliant, and inspiring.
https://indietorrent.org/v1/docs/manifesto.php
In particular, i'd like to cite this interesting insight into social networking, because, my Facebook so-called "friends" might have noticed, I'm quite questioning the social media phenomenum since a little while:
How I Got There (Like If You Ever Cared) :
https://indietorrent.org/v1/docs/manifesto.php
In particular, i'd like to cite this interesting insight into social networking, because, my Facebook so-called "friends" might have noticed, I'm quite questioning the social media phenomenum since a little while:
While it may be difficult to prove, many "community" websites, like MySpace and Facebook, are not meant to serve the community at all. In fact, many such "social networking" sites exist only as façades for the massive effort to construct databases full of information about Americans (and foreigners), their interests, preferences, personal details, attitudes towards particular subjects, reactions to contrived events (which are peddled as "news" through the mainstream media), etc. Facebook and MySpace are the very simply the polling arms of questionable (if not sinister) organizations and their sole function is to determine how many people are buying the "movie version" of events, and to what extent. The fact that MySpace and other data-mining operations sell the amassed data and use the profit to fund the further manipulation of this vicious systems' unwitting participants (who happen to be you and me) is entirely secondary to what's going on under the covers. We would do well to note that most (but not all) "free services" are offered only to divert attention from an underlying (and often nefarious) data-mining agenda.By the way, I hate the new (is it new? I guess not) WYSIWYG editor of Blogger. I know, I'm a geek. If it's not plain text, it's bad.
How I Got There (Like If You Ever Cared) :
- Was encoding Peter Peter's tunes for digital distribution in MP3, OGG and FLAC (a lossless audio coded).
- Was making a "badge" icon for
, and wanted to make sure what FLAC stands for. - Googled "FLAC", ended up on the FLAC sourceforge website, learning that it simply means "Free Lossless Audio Codec", as well as it is a very interesting and successful codec.
- Among other very surprising headlines, this one got my attention: A new site called indietorrent.org is up and running. indietorrent.org is a digital music store which "enables independent musicians to sell their own music while keeping all profits." FLAC is one of the available formats.
jeudi, mai 07, 2009
Can brain science manipulate consumers?
By Catherine Loiacono
http://www.publicaffairs.ubc.ca/ubcreports/2009/09apr02/manipulate.html?src=ubcca
"[...] The study revealed that images of dominant brands, such as the iPod, stimulated the same part of the brain activated by religious symbols. It also found that warning labels on cigarette packages stimulate activity in a brain area associated with craving – despite the fact that subjects said they thought the warnings were effective. The study also found that product placement in movies and television rarely worked and the Nokia tune turns people off."Read the full article:
http://www.publicaffairs.ubc.ca/ubcreports/2009/09apr02/manipulate.html?src=ubcca
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